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Répartition peer-based

Répartition peer-based

Il existe un dernier mécanisme de répartition, moins couramment déployé, mais qui présente des caractéristiques uniques, que l’on appelle le peer-based load-balancing, c’est à dire de la répartition de charge entre pairs, entre homologues.

Une de ses caractéristiques est de ne pas faire intervenir d’équipement spécifique pour gérer la répartition, ce qui procure une excellente résistance aux pannes.

En fait, le mécanisme est indissociable d’un premier niveau de répartition en DNS round-robin. On a vu que le DNS round-robin était satisfaisant pour ce qui est de la répartition, mais moins pour ce qui est de la tolérance aux pannes. Le peer-based load-balancing ajoute la tolérance aux pannes.

L’une des caractéristiques de ce mode est de nécessiter un noyau d’OS spécifique, c’est probablement ce qui en a limité l’utilisation. La solution implémentant le peer-based load-balancing est Wakamole[1].

Selon le principe du DNS-Round-Robin, le nom du serveur est mis en correspondance avec différentes adresses IP, de manière cyclique. Sur la masse des internautes, cela crée donc une répartition de charge équilibrée entre les N adresses IP. Ce nombre N d’adresses n’est pas égal au nombre P de serveurs physiques. On peut utiliser ainsi par exemple 20 adresses pour 5 serveurs.

Les P serveurs physiques échangent des messages entre eux pour se surveiller et négocier la répartition des N adresses IP sur les P serveurs physiques. A priori, chaque serveur prend en charge N/P adresses. Mais si l’un des serveurs est indisponible, la répartition est redéfinie entre les P-1 serveurs restants.

C’est donc un mécanisme qui ressemble un peu à celui utilisé pour la gestion du secours, dans lequel un serveur surveille l’autre et reprend son adresse IP, donc sa fonction, en cas de panne. Ici, le principe est le même, mais au lieu d’être un jeu à 2, c’est un jeu à N serveurs.

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Dans le cas d’une panne du serveur de droite, l’IP 87 est réaffectée sur l’un des autres serveurs :

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Ici, on a du coup une charge double sur le troisième serveur, ce qui n’est pas bon. Il faut en fait brasser un nombre plus important d’IPs pour avoir plus de flexibilité dans la réaffectation : si chaque serveur avait initialement 5 IPs, alors on aurait réparti les 20 adresses sur 3 serveurs en 7, 7 et 6.

Le principe du peer-based va dans le sens du share-nothing, ce qui est particulièrement intéressant, mais il faut reconnaître que sa mise en œuvre est restée plutôt confidentielle.